Ghazal 352: Voilà longtemps que je sers à la taverne

روزگاری شد که در میخانه خدمت می‌کنم
در لباس فقر کار اهل دولت می‌کنم

تا کی اندر دام وصل آرم تذروی خوش‌خرام
در کمینم و انتظار وقت فرصت می‌کنم

واعظ ما بوی حق نشنید بشنو کاین سخن
در حضورش نیز می‌گویم نه غیبت می‌کنم

با صبا افتان و خیزان می‌روم تا کوی دوست
و از رفیقان ره استمداد همت می‌کنم

خاک کویت زحمت ما برنتابد بیش از این
لطف‌ها کردی بتا، تخفیف زحمت می‌کنم

زلف دلبر دام راه و غمزه‌اش تیر بلاست
یاد دار ای دل که چندینت نصیحت می‌کنم

دیدهٔ بدبین بپوشان ای کریم عیب‌پوش
زین دلیری‌ها که من در کنج خلوت می‌کنم

حافظم در مجلسی دردی‌کشم در محفلی
بنگر این شوخی که چون با خلق، صنعت می‌کنم

Voilà longtemps que je sers à la taverne ;
sous l'habit de la pauvreté je fais l'œuvre des gens de fortune.

Jusqu'à ce que j'amène au piège de l'union un faisan à la belle démarche,
je me tiens en embuscade et j'attends l'heure de l'occasion.

Notre prédicateur n'a jamais senti le parfum de la vérité ; écoute, car ce propos,
je le tiens aussi en sa présence, je ne médis pas.

Avec le vent d'est, tombant et me relevant, je vais vers la rue de l'ami,
et je demande à mes compagnons de route le secours de leur bénédiction.

La poussière de ta rue ne peut plus supporter notre importunité ;
tu as eu bien des bontés, ô idole : j'allégerai le fardeau.

La boucle de l'aimé est un piège sur le chemin et son œillade la flèche du malheur ;
souviens-toi, ô cœur, de tous les conseils que je te donne.

Voile l'œil qui voit le mal, ô Généreux qui couvres les défauts,
devant ces hardiesses que je commets dans le coin de ma retraite.

Je suis récitant du Coran dans une assemblée, buveur de lie dans une autre ;
vois cette effronterie, comme j'use d'artifice avec les gens.

Interprétation du fal

Depuis longtemps vous servez sans prétention, accomplissant une grande œuvre sous une apparence simple. Pour atteindre votre but, guettez l'occasion et ne vous hâtez pas. Ce que vous avez à dire des autres, dites-le en face et non dans leur dos. Sur un chemin difficile, demandez l'aide de vos compagnons. N'importunez pas celui qui a été bon envers vous. Évitez la duplicité.