Ghazal 180: Ô toi dont la pistache a ri du récit du sucre
ای پستهٔ تو خنده زده بر حدیث قند
مشتاقم از برای خدا یک شکر بخند
طوبی ز قامت تو نیارد که دم زند
زین قصه بگذرم که سخن میشود بلند
خواهی که برنخیزدت از دیده رود خون
دل در وفای صحبت رود کسان مبند
گر جلوه مینمایی و گر طعنه میزنی
ما نیستیم معتقد شیخ خودپسند
ز آشفتگی حال من آگاه کی شود؟
آن را که دل نگشت گرفتار این کمند
بازار شوق گرم شد آن سروقد کجاست؟
تا جان خود بر آتش رویش کنم سپند
جایی که یار ما به شکرخنده دم زند
ای پسته کیستی تو، خدا را به خود مخند
حافظ چو ترک غمزهٔ ترکان نمیکنی
دانی کجاست جای تو؟ خوارزم یا خجند
Ô toi dont la pistache a ri du récit du sucre,
je suis épris ; pour l'amour de Dieu, un rire sucré.
Le Touba n'ose parler devant ta taille ;
je passe sur ce récit, car le propos irait haut.
Si tu ne veux pas qu'un fleuve de sang monte de tes yeux,
n'attache pas ton cœur à la fidélité des enfants d'autrui.
Que tu te fasses voir ou que tu lances des sarcasmes,
nous ne croyons pas au cheikh content de lui-même.
Comment saurait-il le désordre de mon état,
celui dont le cœur n'a pas été pris à ce lasso ?
Le marché du désir s'échauffe ; où est cette taille de cyprès,
que je fasse de mon âme la graine de rue sur le feu de son visage ?
Là où notre amie parle de son rire de sucre,
qui es-tu, pistache ? Pour l'amour de Dieu, ne ris pas de toi-même.
Hafez, puisque tu ne renonces pas aux œillades des Turcs,
sais-tu où est ta place ? Au Khwarezm ou à Khodjend.
Interprétation du fal
Vous désirez un seul sourire, un signe d'affection de quelqu'un. N'attachez pas votre cœur à la fidélité de personnes encore non éprouvées, ou vous en pleurerez. Ne suivez pas les gens contents d'eux-mêmes. Seul celui qui a été pris de la même manière peut comprendre votre état : n'attendez pas de compassion des autres. Cet attachement pourrait vous mener loin de chez vous.