Ghazal 13: L'aube se lève et le nuage a dressé son dais

می‌دمد صبح و کله بست سحاب
الصبوح الصبوح یا اصحاب

می‌چکد ژاله بر رخ لاله
المدام المدام یا احباب

می‌وزد از چمن نسیم بهشت
هان، بنوشید دم به دم می ناب

تخت زمرد زده است گل به چمن
راح چون لعل آتشین دریاب

در میخانه بسته‌اند دگر
افتتح یا مفتح الابواب

لب و دندانت را حقوق نمک
هست بر جان و سینه‌های کباب

این چنین موسمی عجب باشد
که ببندند میکده به شتاب

بر رخ ساقی پری پیکر
همچو حافظ بنوش بادهٔ ناب

L'aube se lève et le nuage a dressé son dais ;
la coupe du matin, la coupe du matin, ô compagnons !

La rosée goutte sur le visage de la tulipe ;
du vin, du vin, ô amis !

De la prairie souffle la brise du paradis ;
allons, buvez à chaque instant du vin pur.

La rose a dressé dans la prairie un trône d'émeraude ;
saisis un vin pareil au rubis de feu.

On a de nouveau fermé la porte de la taverne ;
ouvre, ô Toi qui ouvres les portes !

Ta lèvre et tes dents ont les droits du sel
sur les âmes et les poitrines rôties.

Il est étrange qu'en une telle saison
on ferme la taverne à la hâte.

Devant le visage de l'échanson au corps de fée,
bois comme Hafez le vin pur.

Interprétation du fal

Un matin nouveau s'est levé : c'est le moment de la joie et des commencements. Ne laissez pas passer l'occasion et ne remettez pas à demain. Si une porte vous a été fermée, ne vous inquiétez pas ; demandez à Dieu, Celui qui ouvre les portes. Cette fermeture est passagère et le soulagement est proche.